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L'Est Républicain d'aujourd'hui)
Braquage à l'acideUne cliente et la vendeuse d'une boulangerie du quartier Haut-du-Lièvre à Nancy, aspergées d'acide, hier soir, par un braqueur cagoulé.NANCY. « On n'a jamais vu ça ! » Habitués à toutes les misères du monde, les deux policiers en faction hier soir devant la boulangerie, peu après le braquage, sont stupéfaits. Et la peur se lit sur le visage de ce couple de boulangers, exploitants de la Sarl « La mie saveur », dans le Centre commercial « Les Ombelles », rue Gustave Eiffel. En leur absence - « on était à l'hôpital pour rendre visite à de la famille » -, c'est leur fille de 26 ans qui tient la caisse.
Aux environs de 18 h, alors qu'une cliente se trouve à l'intérieur du modeste commerce, un individu ganté, cagoulé, tout de noir vêtu, fait irruption dans la boulangerie. Dans sa main, pas de couteau ni d'arme de poing. Mais une bouteille de white spirit remplie d'acide. Il asperge copieusement la cliente âgée de 44 ans ainsi que la vendeuse qu'il pourchasse jusque derrière le comptoir et dans le laboratoire.
Les deux femmes sont brûlées - d'intenses rougeurs sur la peau - au niveau du visage par le produit qui gicle de la bouteille. Produit qui ronge et troue également leurs vêtements. Avec les cris et l'arrivée d'un second client, le braqueur prend la fuite en lâchant son arme chimique. Confiné par les pompiers et la police, le récipient sera récupéré aux fins d'investigations complémentaires. Il contiendrait de l'acide chlorhydrique probablement légèrement dilué.
Hospitalisées Blessées et très choquées, les deux victimes ont été évacuées vers les urgences de l'hôpital central de Nancy par les pompiers. « Je ne comprends pas », lâche le père de la vendeuse. « Une agression si violente alors qu'il n'y a rien à prendre chez nous. 50 € ou 100 €. Pas plus ».
Paniqué, le braqueur qui « glissait sur l'acide répandu au sol », n'a pas le temps de s'emparer du contenu de la caisse. Il s'évapore sous la pluie, en courant dans la nuit. Le service de l'identité judiciaire a procédé aux traditionnels relevés et constatations alors que des patrouilles de la brigade anti-criminalité - les effectifs de police étaient hier mobilisés en nombre par le match de foot Nancy-OM - tentaient de repérer l'individu « de petite taille et assez corpulent ».
Le 13 juillet, le buraliste du même centre commercial était lui aussi victime d'un braquage par un homme muni d'un pistolet et habillé en noir. Le débitant de tabac avait été blessé par un tir de grenailles quelques mois auparavant, lors d'un précédent vol à main armée.
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Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille (Somerset Maugham)